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Cinq jours dans la vie d’un député

Simulation parlementaire à Québec

par Olivier Laniel
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Article mis en ligne le 23 janvier 2009 à 17:01
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Cinq jours dans la vie d’un député
Simon Tremblay a fait partie du Caucus des Rouges lors du Parlement étudiant du Québec qui s’est déroulé du 2 au 6 janvier. (Photo: courtoisie)
Cinq jours dans la vie d’un député
Simulation parlementaire à Québec
Trois anciens élèves du collège Gérald-Godin ont siégé comme député à l’Assemblée nationale du Québec du 2 au 6 janvier dernier. Une simulation apolitique à laquelle ont participé 141 étudiants provenant des quatre coins de la province et répartis dans deux caucus: les Rouges et les Bleus.
Pour Simon Tremblay, 26 ans, le Parlement étudiant du Québec (PEQ) a d’abord été «une opportunité de connaître le système parlementaire». Impressionnante, grandiose, amusante, les qualificatifs ne manquent pas pour décrire son expérience. À sa deuxième participation dans le Caucus des Rouges, il a notamment présidé la commission sur l’agriculture au gouvernement et a été critique officiel en matière de Finance à l’opposition.

Résidant de L’Île-Bizard, Simon a, dans la vraie vie, déjà été impliqué en politique partisane alors qu’il a milité pour un parti provincial. Aimerait-il se présenter un jour? «Je ne pense pas», dit-il, ajoutant que cela demande beaucoup de temps et d’énergie pour être député. Bref, il faut être dévoué corps et âme pour se lancer en politique.

«Une expérience tant personnelle qu’interpersonnelle», c’est ainsi que Martin Brunet, 22 ans, a vécu sa seconde participation au PEQ. Si la politique l’intéresse, c’est surtout les nouvelles amitiés, qu’il a développées durant la simulation, que Martin retiendra. D’ailleurs, la moitié de son groupe d’amis est constitué de jeunes qui ont participé au Parlement étudiant. Tout comme l’actuelle députée de Nelligan, Yolande James, Martin a représenté le comté et a été ministre de l’Immigration dans le Caucus des Rouges. Sans détour, le résidant de L’Île-Bizard admet que la vie de député est une vie qui l’intéresse énormément. Ce disant toujours attaché à son ancien cégep, Gérald-Godin, l’étudiant juge qu’il y a en ce moment de belles opportunités pour les jeunes en politique avec les changements démographiques que vit le Québec.

À sa première participation au Parlement étudiant, Steve François, 24 ans, a aimé le fait «d’être assis en tant que député dans la Chambre». Lui qui a grandi dans Pierrefonds a représenté pendant quelques jours le comté d’Abitibi-Est au sein du Caucus des Bleus. L’adrénaline, la préparation des discours et la vie dans un Caucus l’ont marqué. Alors qu’Obama est un modèle d’espoir pour Steve, nul doute qu’il faut utiliser les nouveaux médias pour intéresser les jeunes à la politique. Ambitionne-t-il de se présenter un jour comme député? « Oui, si j’ai la chance de trouver un parti qui véhicule les valeurs que j’ai», répond l’étudiant.

De plus, de jeunes journalistes, dont l’auteur de ces lignes, ont créé deux journaux durant l’activité. Enfin, en plus du Parlement étudiant du Québec destiné aux universitaires, d’autres simulations auront également lieu à l’hiver. Il s’agit du Forum étudiant au niveau collégial et du Parlement des jeunes au niveau secondaire. De quoi faire mentir ceux qui affirment que les jeunes ne s’intéressent plus à la politique!

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