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Wigwam

Un conte tout blanc pour les 4 à 8 ans

par Corinne Laberge
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Article mis en ligne le 2 mars 2009 à 11:09
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Wigwam
Wigwam
Un conte tout blanc pour les 4 à 8 ans
Il était une fois, quelque part au «pays de la neige partout», une petite fille nommée Nanabush. Bien déterminée à grandir, elle devra toutefois apprendre à surmonter ses peurs et à apprivoiser cet univers peuplé de mystères pour y parvenir. Suivez-la dans Wigwam, une histoire qui fait appel à l’imaginaire et au mythologique, sur fond de vent et de neige, au cœur de l’immensité des espaces nordiques.
Présentée dans le cadre de la Série Famille de la Salle Pauline-Julien, cette production du Théâtre des Confettis met en vedette Annick Fontaine, Dave Jennis et Édith Paquet, dans un texte et une mise en scène signés Jean-Frédéric Messier. Un spectacle jeune public touchant, original, bien ficelé et d’une grande qualité.
La petitesse dans l’infiniment grand
«On se situe dans un pays de neige, où on suit la petite Nanabush dans la toundra qui semble s’étendre jusqu’à l’infini. Pour grandir, elle doit affronter ses différentes craintes, qui sont ici représentées sous forme d’épreuves bien précises, telles que rencontrer l’Oiseau Tonnerre. Nanabush y arrivera avec l’aide de Narnouk, un carcajou aux pouvoirs surnaturels qui détient les secrets de la vie», raconte Hélène Blanchard, codirectrice artistique du Théâtre des Confettis. «Wigwam est une pièce d’une belle sensibilité qui exprime magnifiquement la petitesse au sein d’un grand univers, car même si on demeure dans les limites physiques du théâtre, on sent très bien l’immensité de l’espace dans lequel se retrouve la jeune fille», souligne-t-elle.
Du théâtre pour les sens
«Nanabush veut à tout prix devenir grande ce qui, dans son contexte culturel, signifie qu’elle doit garder le wigwam familial pour prouver qu’elle est maintenant prête à accompagner son frère Kino et sa sœur Tya en expédition de chasse. L’histoire s’inspire beaucoup de l’idée du rite de passage, un aspect très important de l’imaginaire amérindien que j’ai découvert et fouillé de long en large. J’ai épluché de nombreux contes mythologiques, travaillé avec une chanteuse inou pour concevoir la musique puis, pour placer le tout dans une perspective réaliste, je me suis également inspiré de mon fils, qui avait quatre ans au moment de la création», explique l’auteur et metteur en scène Jean-Frédéric Messier. J’ai ainsi combiné des éléments traditionnels amérindiens à d’autres observations tirées de ma vie quotidienne pour construire le texte, que j’ai voulu à la fois minimal et poétique. Et puisque je suis un partisan du théâtre pour les sens, j’ai intégré des marionnettes et des jeux d’ombres et de lumières qui ajoutent une dimension visuelle vivante au spectacle», indique en terminant Jean-Frédéric Messier, dont la pièce amorce les derniers milles d’une longue tournée qui a débuté en 2004.
La pièce Wigwam sera présentée à la Salle Pauline-Julien le dimanche 8 mars prochain, à 15h. Infos: 514 626-1616.

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