Annonces gratuites | Enchères en ligne | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Cités Nouvelles
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Irlande attitude

Marie-Hélène Verville par Marie-Hélène Verville
Voir tous les articles de Marie-Hélène Verville
Article mis en ligne le 5 mars 2009 à 16:34
Soyez le premier à commenter cet article
Irlande attitude
Eren Mackasey, reine la Saint-Patrick, est entourée des princesses Jennifer Trainor et Jessica Murphy-Rusnak. (Photo: Jacques Pharand)
Irlande attitude
Le 22 mars prochain, elles seront vêtues de leurs couronnes et leurs capes, de manteaux chauds et de «combines», aussi.
La reine et les princesses de la Saint-Patrick feront partie de la parade, pour une 185e fois, ou presque. Le Cités Nouvelles a rencontré trois de ces demoiselles devant un café – qui n'était pas irlandais, c'est juré. Discussion en français et à bâtons rompus sur les traditions, l'Irlande et sa diaspora, les concours oratoires et… l'histoire du Canada.

«C'est une expérience unique. Il y a peu de cultures qui ont une journée comme ça. La journée de la Saint-Patrick, tout le monde est de culture irlandaise» affirme en riant Jessica Murphy-Rusnack, une princesse canado-irlandaise originaire de Pointe-Claire. Elle est également en communications à Concordia, où elle a suivi une partie du programme Canadian Irish studies. «Tant qu'à faire, pourquoi ne pas faire partie de la parade au lieu de la regarder passer?»

«Je me considère comme Irlandaise depuis que je suis petite, même si je suis aussi Canadienne. C'est une partie de moi que je veux conserver», explique la reine de cette année, Eren Mackasey, originaire de Beaconsfield. Elle ira pour la première fois au pays de ses parents l'été prochain, un cadeau qui vient avec le titre de reine. «Ma famille est complètement irlandaise. Surtout ma grand-mère! Je reste proche de mes racines. Je fais de la danse irlandaise, c'est une façon de garder le contact avec mes racines», affirme de son côté la princesse Jennifer Trainor, de Dorval, étudiante en soins infirmiers à John Abbott.

Contrairement à la croyance, les filles ont été sélectionnées pour leur tête, et non pour leur corps. «La soirée de sélection est un concours oratoire. On ne se promène pas en bikini, vous savez!», affirme Jessica Murphy-Rusnack, en faisant rire les deux autres. «Il faut voir cela comme quelque chose de fun! Ce n'est pas un geste politique. C'est une tradition qui continue encore cette année, pour la 185e fois», explique-t-elle.

«Pour les jeunes qui regardent la parade, c'est féerique. Nous sommes allées à un événement, il y avait une petite fille de quatre ans et elle nous regardait comme si nous étions les reines du monde», explique Eren Mackasey. «On a la chance de rencontrer des enfants et de mettre un sourire sur leur visage», affirme Jennifer Trainor. Il faut dire que les trois filles seront sollicitées plusieurs fois dans les semaines précédant la Saint-Patrick, pour des visites d'hôpitaux entre autres. Chaque comité irlandais organise une partie de la «saison irlandaise», dont quelques-uns dans l'Ouest-de-l'Île.

«Que serait la parade sans la reine et sa cour royale?» demande Gerald Showers, porte-parole du United Irish Societies of Montréal, l'organisme qui s'occupe de la parade de la Saint-Patrick depuis 1928. Selon lui, cette expérience est unique, permet de rencontrer la vaste communauté irlandaise et restera pour elles un souvenir marquant.

C'est le cas de Kimberley Sullivan, productrice et co-animatrice du "Irish Show", sur les ondes de CJAD. «J'ai été princesse deux fois, en 2000 et 2001. C'est définitivement cette expérience qui a fait en sorte que je fais de la radio aujourd'hui», croit-elle.

Lorsqu'on demande à Gerald Showers combien de personnes au Québec se réclament de culture irlandaise, il répond que plus de 40% des Québécois ont du sang irlandais dans les veines. La parade n'est pas politique et se veut un événement rassembleur pour toute la famille, et toutes les cultures, dit-il. «Nous ne garantissons pas le climat, mais nous garantissons que vous serez Irlandaise cette journée-là!» S'il fait beau, entre 600 000 et 700 000 personnes sont attendues. Céad Mile fáilte (cent mille bienvenues), comme diraient les Irlandais!

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net


Liens