À quand l'équité horaire?
Incroyable. De tous les jours de l'année, il a fallu que la Journée internationale de la femme tombe sur le plus court.
En effet, les filles, à cause de l'heure avancée, qui entre en vigueur ce dimanche, notre journée n'a que 23 heures cette année.
Allons-nous laissez passer cette injustice impunément?
D'autant plus que ce triste scénario risque de se reproduire plus ou moins, tous les six ans. Car avec l'avènement du Energy Policy Act, signé par nul autre que Georges Bush, l'heure avancée débute, depuis 2007, le deuxième dimanche de mars, plutôt qu'en avril. Honnêtement, est-ce réellement un souci d'économie d'énergie qui a motivé ce changement?
Sans tomber dans la théorie de conspiration, demeurons vigilantes mesdames, car notre heure de gloire risque de se voir reléguée à la fin du mois, en compétition avec l'heure de la Terre.
Pour ce qui est de l'heure manquante, il ne faut pas se faire manger la laine sur le dos. Cette semaine, n'hésitez pas à quitter le bureau une heure plus tôt, de préférence vendredi, en réclamant cette 24e heure qui vous revient de droit. Votre syndicat vous défendra, j'en suis convaincue. D'autant plus que le 5 mars dernier, le Secrétariat intersyndical des services publics (SISP) s'est joint à l'Alliance de la Fonction publique du Canada (AFCPC) pour dénoncer devant la commission de la condition de la femme des Nations Unies le piètre bilan du gouvernement Harper en matière de droits des femmes.
Certains diront «au moins vous avez votre journée». Mais, ce n'est qu'une question de temps, les hommes auront aussi la leur et, fins finauds comme ils sont, ce sera le 1er dimanche de novembre, le retour à l'heure normale, la seule journée de 25 heures de l'année.
N.B.: À lire avec un grain de sel en ne retenant qu'une chose, ajustez vos montres!