Des centaines de taxis ont manifesté dans le rond-point Dorval, le mercredi 25 mars dernier. (Photo: Jacques Pharand)
Manifestation de taxis à Dorval
Des centaines et des centaines des taxis ont défilés dans le rond-point Dorval mercredi dernier. Ce cortège était un moyen de protestation contre la décision d’Aéroports de Montréal de changer le mode d’allocation des permis d’aéroport.
L’ensemble des compagnies et coopérative de taxis de Montréal se sont unis contre cette décision. Au départ, 1200 voitures ont quitté le centre-ville vers 10h15, et en cours de route vers l’aéroport, de nombreux taxis se sont ajoutés à la manifestation.
Le porte-parole du mouvement de protestation, Dory Saliba, déplore l’attitude d’Aéroports de Montréal (ADM) dans ce dossier. «Malgré nos nombreuses démarches, ADM refuse de répondre directement et sans équivoque aux inquiétudes de notre industrie, alors qu'ils s'engagent dans un processus d'appel d'offres lucratif pour ADM qui vient modifier la gestion des services de taxis et de limousines desservant l'aéroport Montréal-Trudeau.»
L’avocat qui représente le mouvement, Maître Normand Painchaud, s’insurge contre le fait qu’ADM ne réponde pas aux questions des chauffeurs de taxi. Cette décision unilatérale est, d’après lui, lourde de conséquences. «ADM ne peut continuer d'affirmer avoir consulté l'industrie alors que l'industrie est représentée ici, et qu'elle affirme le contraire.»
Depuis 1993, les permis sont alloués par le biais d’un tirage au sort annuel. Mais le 22 février dernier, Aéroports de Montréal a annulé le tirage au sort sans explication. Puis, le 4 mars dernier, ADM a émis un appel d’offres, pour trouver une entreprise privée qui prendra en charge la répartition des permis. Les chauffeurs de taxi craignent que l’attribution ne se fasse plus par tirage. «Nous avons une seule demande et elle fait consensus au sein de toute notre industrie: que le tirage au sort des permis de taxis soit maintenu et que la répartition du nombre de taxis par agglomération, établie depuis 1993, soit respectée», déclare Dory Saliba.