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L’essor de l’agriculture urbaine dans l’Ouest-de-l’Île

L’Agriculture doit changer de visage pour subsister en ville, selon un expert

Marie-Claude Simard par Marie-Claude Simard
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Article mis en ligne le 10 mai 2009 à 21:36
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L’essor de l’agriculture urbaine dans l’Ouest-de-l’Île
Aux fermes Zéphyr et Carya de Senneville, qui travaillent toutes deux en partenariat cette année, la proximité avec la communauté et un élément crucial de l’entreprise. (Photo: Jacques Pharand)
L’essor de l’agriculture urbaine dans l’Ouest-de-l’Île
L’Agriculture doit changer de visage pour subsister en ville, selon un expert
L’agriculture dans l’Ouest-de-l’Île n’est certes pas chose du passé. Selon plusieurs fermiers et agronomes locaux, les projets agraires urbains sont de plus en plus dynamiques et viables.
C’est un agronome installé récemment à l’île Bizard qui a tenu a faire entendre une voix optimiste dans notre dossier sur l’agriculture locale. «Il y a toujours une petite pointe de nostalgie dans vos articles sur l’agriculture de l’Ouest-de-l’Île», affirme d’entré de jeu Benoît Girard, convaincu qu’il n’y a rien de plus urbain et moderne, que l’entreprise agricole.

Le spécialiste affirme toutefois que l’agriculture est vouée à changer de visage et fort probablement, les cultures à grand déploiement comme en faisaient les familles pionnières de la région disparaîtront du paysage. «Il y a moyen d’avoir des suites, mais il faut que ce soit une agriculture qui s’insère dans le tissu urbain», précise-t-il.

Pour subsister dans la métropole, les projets agraires doivent développer de nouveaux types de relations avec les consommateurs et doivent jouer un rôle multifonctionnel, explique celui qui a aidé à démarrer la ferme Carya à Senneville il y a trois ans. «Il faut que le lien direct entre l’agriculteur et le consommateur devienne une norme. Il y a une forte tendance pour l’agriculture de proximité, car la population veut savoir d’où proviennent les aliments, elle ne veut pas qu’ils aient trop voyagé.» D’où l’intérêt grandissant pour les paniers biologiques.

En ce qui concerne la multifonctionnalité, l’agriculture doit désormais jouer un rôle reconnu au niveau de la préservation, du patrimoine, de l’éducation, et pourquoi pas, de la réinsertion sociale. «Tous ces aspects doivent être rémunérés directement ou indirectement, dépendamment si la Ville veut rémunérer les agriculteurs urbains pour l’aspect pittoresque qu’ils apportent à la communauté, explique Benoit Girard. Ce dernier prépare son propre projet à l’Île-Bizard qui devrait démarrer officiellement en 2010.

L’obstacle le plus important dans l’Ouest-de-l’Île pour ceux qui commencent c’est le foncier. «Le foncier n’est tout simplement pas achetable, explique-t-il, faisant référence aux terres en zone agricole sur l’île Bizard. Il faut trouver des propriétaires qui veulent mettre leur foncier à la disposition de projets agricoles et des entrepreneurs agricoles qui veulent bien cultiver sans posséder.»

Cette nouvelle philosophie de développement agricole est certes partagée par plusieurs fermes de la région. Les fermes Carya, Zéphir et D-Trois-Pierre par exemple, s’inscrivent toutes les trois dans le mouvement d’agriculture soutenue par la communauté (ACS). Nous présenterons plus en détail ces entreprises dans des articles ultérieurs. Il est important toutefois, de mentionner qu’elles offrent toutes des paniers biologiques aux résidants de la région et que ces derniers peuvent toujours s’inscrire, car il reste quelques places. Voici les adresses: www.fermeduzephyr.ca , www.fermecary.com et www.d3pierres.com .

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