(Photo: Jacques Pharand)
Fin tragique pour un couple de Pierrefonds
«C'est vraiment une surprise pour moi». Voilà la réaction unanime des résidants de la rue Orléans à Pierrefonds, lorsqu'ils ont appris lundi dernier la fin tragique d'un couple sans histoires habitant sur leur rue.
«Au début lorsque j'ai vu la police dans la rue, j'ai pensé qu'il s'agissait d'un vol dans une résidence. Ça arrive souvent dans le quartier ici», a expliqué Sébastien Robitaille, résidant de la rue Orléans.
Le 8 juin dernier vers 10h30 du matin, les corps de Lisette et Robert Mailhot, tout deux dans la soixantaine, ont été retrouvés par les policiers dans leur maison, après que des amis du couple se soient inquiétés d'être sans nouvelles d'eux. Selon les informations données par l'agent relationniste de la SPVM Raphaël Bergeron, il y a une forte possibilité qu'il y ait eu un meurtre suivi d'un suicide. Selon cette hypothèse, l'homme aurait tué sa femme et se serait ensuite enlevé la vie. Les enquêteurs étaient encore sur les lieux en fin d'après-midi lundi dernier.
Selon le voisinage, l'homme, âgé de 68 ans, était très malade, et sa maladie le diminuait physiquement. «Ma famille les connaissait. L'homme avait un problème, il est allé à l'hôpital récemment», a expliqué un jeune homme sous le choc de la nouvelle, lui qui habite tout près de la maison des Mailhot. L'homme, semble-t-il, souffrait beaucoup de sa mauvaise condition physique. «Le suicide touche des familles, des gens. Moi, ça m'a touché personnellement aujourd'hui. C'est peut-être juste l'occasion de faire réaliser aux gens que ça brise des familles et que c'est quelque chose qui se vit au quotidien», a commenté courageusement le fils du couple, Robert Mailhot Junior, plus tôt dans la journée aux médias présents.
Le couple a été généralement décrit comme étant gentil avec le voisinage et attentionné l'un envers l'autre.
Selon plusieurs médias, une arme à feu a été retrouvée près du corps de l'homme. Le SPVM a refusé de commenter ce dernier point. «Une arme à feu a été utilisée», s'est contenté de dire Raphaël Bergeron.