(Photo: courtoisie)
Danse hors piste
Après le succès de son explosive Perspective élastique présentée en février 2007, le chorégraphe et danseur Victor Quijada de Rubberbandance Group revient à la Salle Pauline-Julien avec Punto Ciego, une œuvre fascinante qui transporte la discipline vers de nouveaux créneaux. Danser la vie, par besoin comme par instinct, au-delà des règles et des normes établies. Danser par conviction, sans limites ni conventions, pour qu’un langage fusion hors catégorie prenne vie.
Entre l’originalité et la force vitale du hip-hop, la précision et l’abstraction de l’approche contemporaine et la sensibilité de la technique classique, Victor Quijada a tracé sa voie; un heureux compromis d’esthétisme, de polyvalence, d’athlétisme et de force des corps en synergie. Pièce conçue pour six danseurs, Punto Ciego est à l’image même de sa vision hybride de la danse et du caractère audacieux qu’il a mis de l’avant depuis la création de Rubberbandance Group, sa compagnie fondée en 2002.
Un écran dansant
«Victor aime travailler avec des corps formés pour la danse classique et les intégrer à de nouvelles formes, hip-hop, urbaines ou modernes. Cette rencontre entre diverses techniques est au centre de sa réflexion de chorégraphe et il parvient à créer cette langue universelle unique, ce langage particulier à Rubberbandance Group qu’on développe depuis plusieurs années», explique Anne Plamondon, interprète dans Punto Ciego et codirectrice artistique de la compagnie. «C’est une production qui met l’accent sur la force physique et dynamique, mais tout en souplesse et en élasticité. On passe d’un univers à l’autre, d’un endroit à un autre et on joue beaucoup sur l’illusion et sur la perception des choses. On a l’impression qu’on est quelque part puis, soudainement, on se retrouve ailleurs… C’est une expérience tridimensionnelle qui fait penser à un film, comme si on se trouvait devant un gigantesque écran vivant», révèle-t-elle.
La pièce Punto Ciego de Rubberbandance Group sera présentée à la Salle Pauline-Julien ce vendredi 20 novembre, à 20h. Une rencontre avec Philip Szporer, chroniqueur en danse à l’hebdomadaire Hour, est prévue lors de l’apéro-danse qui se tiendra à 19h15 et les interprètes du spectacle seront également disponibles pour s’entretenir avec le public après la représentation.