Les cols bleus de Dollard-des-Ormeaux ont déclenché une grève de 24h le 30 octobre dernier devant l’hôtel de ville. (Photo: Jacques Pharand)
Trois villes toujours en conflit de travail
Les villes de Dollard-des-Ormeaux, Beaconsfield et Pointe-Claire sont toujours en conflit de travail avec leurs cols bleus alors que les conventions collectives sont échues depuis 2006. De plus, les cols blancs de Pointe-Claire ont récemment obtenu un mandat de grève.
Le 30 octobre dernier, les cols bleus de DDO ont déclenché une grève de 24h devant l’hôtel de ville afin de relancer les discussions avec l’employeur. «Ça n’a pas de bon sens!», s’insurge Michel Parent, président du Syndicat des cols regroupés de Montréal au sujet des négociations avec la ville. Le syndicaliste mentionne ne pas voir la lumière au bout du tunnel même s’il demeure optimiste au sujet d’une entente entre les deux parties.
Pour sa part, le maire de DDO, Ed Janiszewski n’a pas voulu commenter publiquement les négociations. «Les négociations se poursuivent. Le plus rapidement qu’il y aura une entente est le mieux», mentionne le maire. L’élu rappelle que la dernière grève des cols bleus de sa ville remonte à 1982 alors qu’il n’était pas maire.
À Beaconsfield, les cols bleus ont déclenché une grève du 18 septembre au 2 novembre. L’arrivée du nouveau maire David Pollock n’est pas étrangère à l’interruption de la grève. «Nous avons mis fin à la grève le temps que M. Pollock prenne connaissance des dossiers», explique Michel Parent. De son côté, le directeur général de la ville, Patrice Boileau n’a pas voulu commenter les négociations. La dernière grève des cols bleus de Beaconsfield remonte à 1992. À l’époque le conflit avait duré sept jours.
La ville de Pointe-Claire est aussi toujours en conflit avec ses employés cols bleus, mais les négociations semblent progresser. Deux réunions de négociation ont d’ailleurs eu lieu les 9 et 11 novembre dernier souligne M. Parent. «Il y a toujours des progrès», souligne le maire de Pointe-Claire, Bill McMurchie. La ville n’a pas été en grève depuis les années 80.
Les cols blancs obtiennent un mandat de grève
«Pointe-Claire est la seule ville défusionnée avec qui on ne s’est pas encore entendu», s’exclame la présidente du Syndicat des fonctionnaires municipaux de Montréal, Monique Côté.
En assemblée générale le 28 octobre dernier, 74% des cols blancs de Pointe-Claire se sont prononcés en faveur du déclenchement de la grève au moment jugé opportun. Les discussions achoppent sur la bonification de la caisse de retraite, les primes et la parité entre syndiqués permanents et ceux à statut précaire. «Le climat à la table de négociation est très mauvais», dénonce Mme Côté.
Informé par Cités Nouvelles que les cols blancs de sa ville ont obtenu un mandat de grève, le maire Bill McMurchie s’est dit surpris. «Je n’avais pas noté ça», avoue le politicien et d’ajouter «on discute, à mon avis il y a toujours des progressions dans les négociations».