Le maire de Beaconsfield, David Pollock, gagne un salaire annuel de 45 720$.
(Photo: Jacques Pharand)
Première séance tumultueuse à Beaconsfield
Le nouveau maire de Beaconsfield, David Pollock, a présidé sa première séance du conseil le 23 novembre dernier devant une salle comble. D’anciens conseillers municipaux, d’ex-candidats aux élections et une soixantaine de résidants se sont fait entendre bruyamment à l’hôtel de ville.
Plusieurs citoyens se sont exprimés sur le remboursement de 2085$ remis à la résidante de Pointe-Claire, Claire Sargent, concernant une vigne qu’elle aurait coupée il y a trois ans. À l’époque, la dame aujourd’hui âgée de 79 ans, avait coupé la vigne en question, car elle cachait un panneau de signalisation près du Club de boulingrin de Beaconsfield. Quelque temps après, la Ville a exigé de la dame qu’elle paie 2179$ en frais de réparation, dont 94$ pour le coût de plantation. Une amende de 141$ lui a aussi été envoyée pour avoir vandalisé la propriété publique. Une décision qui a depuis fait grand bruit dans la presse anglophone.
Lundi dernier, quatre élus ont voté en faveur du remboursement des frais de réparation facturés à la dame, mais sans lui rembourser le coût de plantation ni l’amende. Deux conseillers municipaux ont voté contre.
«Je crois que si la dame n’avait pas eu 79 ans, mais avait plutôt été un garçon de 15 ans, nous ne serions pas là à faire des excuses et à la rembourser», a laissé tomber la résidante Lindsay Warden. De son côté, le citoyen John Whatmore n’a pas aimé la façon dont la presse a traité l’ancien maire, Bob Benedetti, dans cette histoire.
Au cours de la rencontre, le salaire des élus a aussi été dévoilé. Ainsi, le maire de Beaconsfield, David Pollock, gagne un salaire annuel de 45 720$ incluant une allocation de dépenses de 14 242$. À cela s’ajoute un salaire de 10 160$ pour siéger au conseil d’Agglomération de Montréal. Les conseillers municipaux gagnent quant à eux 15 240$ annuellement incluant une allocation de 5080$.
À la défense du français à la bibliothèque
Pour sa part, la citoyenne Pauline Girard était préoccupée par le départ prochain des deux seules bibliothécaires de la section française. L’une, responsable de la section adulte, partira pour sa retraite le 18 décembre prochain. L’autre bibliothécaire, du côté jeunesse, attend des jumeaux et en est déjà à cinq mois de grossesse. La professionnelle devra donc prendre un congé de maternité d’ici le mois de mars. «Est-ce qu’il y aura des remplaçants pour ces postes, c’est important d’avoir des employés en français?», a demandé Mme Girard au maire Pollock. «Je dois avoir plus de détails pour répondre à cette question», a répondu M. Pollock admettant que sa femme utilise souvent le service français de la bibliothèque.
Contactée au téléphone, la chef bibliothécaire, Beverley Gilbertson, espérait aussi que la Ville de Beaconsfield embauche des bibliothécaires du côté français. «J’attends des nouvelles de l’administration et du conseil de ville», mentionne Mme Gilbertson. Comptant 26 employés, la bibliothèque de Beaconsfield emploie quatre bibliothécaires permanentes, dont deux du côté francophone et deux du côté anglophone.
Le directeur général de la ville, Patrice Boileau a finalement signalé à Cités Nouvelles le 26 novembre dernier que le processus de recrutement suivrait sont cours et que de nouvelles bibliothécaires du côté francophone seront embauchées.
(Photo: Jacques Pharand)