L’équipe de Café-in a inauguré son local de tutorat qui viendra en aide aux élèves de secondaire 1 à 3.
(Photo: Jacques Pharand)
Café-in combat le décrochage scolaire
Le décrochage scolaire est un phénomène qui n’épargne pas l’Ouest-de-l’Île. Quoi qu’il en soit, des élèves de l’école secondaire Saint-Georges de Senneville ont inauguré, le 16 décembre dernier, un centre d’aide de tutorat en français et en mathématique appelé Café-in. Le but: contrer le décrochage scolaire.
Dans l’optique de laisser une trace dans leur école avant leur départ pour le cégep, 29 élèves de secondaire 5 ont initié le projet fin septembre. Il faut dire que les adolescents avaient manifesté leur intérêt dès le mois de juin. Faisant tous partie du programme Excellence 100 limites de leur école, les jeunes aident ainsi des élèves de secondaire 1,2 et 3.
Selon Nicolas Pelletier, superviseur du projet et professeur de français à Saint-Georges le programme sera offert sous la supervision de professeurs de l’école. Différentes formes de tutorat spécialisé seront présentées soit du tutorat individualisé et en groupe. «Les élèves ont décidé de ne pas attendre les ressources du ministère de l’Éducation», souligne l’enseignant. Parlant de décrochage scolaire, M. Pelletier admet: «j’en vois des élèves qui quittent.»
Aussi présente à l’événement, Sonia Gagné-Lalonde, commissaire du secteur 11 de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB), a qualifié l’initiative de «projets novateurs» tout en promettant de donner son support aux jeunes.
«C’est un projet scolaire, mais c’est surtout une belle expérience de vie», note pour sa part Amélie Robert, représentante de Café-in. L’élève de secondaire 5 fera partie de l’équipe de tuteurs qui a reçu jusqu’à présent plus de 180 inscriptions d’élèves. «On va essayer d’en prendre le plus possible», assure Amélie. Dans les faits, «ça sera difficile de répondre à toute la demande. On va faire une partie du travail», admet Nicolas Pelletier qui prévoit pouvoir venir en aide à 150 jeunes. Entre temps, des horaires seront établis par les élèves pour déterminer les disponibilités de chacun sur les heures de dîner. «Pour l'instant, la classe est un local de multimédia qui durant les midis sera transformé pour le tutorat», signale Francis Juneau, membre du comité aménagement du projet.
«Apprendre jusqu’à la dernière goutte» mentionne le slogan de Café-in. Le nom du projet provient de l’appellation Centre d’aide en français écrit et du mot «in», à la mode. De nouveaux logiciels interactifs ont aussi été achetés pour aider les jeunes.
Selon les informations obtenues par l’institution scolaire, 40% des jeunes de la CSBM n’ont pas obtenu leur diplôme d’études secondaires au cours de l’année 2006-2007.
(Photo: Jacques Pharand)