Le 23 novembre au matin, des crissements de pneus se sont fait entendre sur le boulevard Gouin, près du cap Saint-Jacques. En l’espace de moins d’une heure, plusieurs accidents consécutifs ont paralysé le secteur, et ont prouvé une fois de plus que l’endroit est dangereux.
Photo: Courtoisie
Vivre dans une courbe
Les dérapages font partie du quotidien dans le secteur Petit Fort
Jeudi matin dernier, en l’espace de moins d’une heure, plusieurs accidents consécutifs ont paralysé le secteur Petit Fort situé près du cap Saint-Jacques, et ont prouvé, une fois de plus, que l’endroit est dangereux.
Les résidants du secteur sont depuis toujours témoins d’accidents qui se produisent dans les courbes inattendues du boulevard Gouin qui longe la rivière et traverse des patelins champêtres. Toutefois, la proximité du cours d’eau, combinée au vent froid de novembre, favorise la formation de glace noire sur la chaussée. De plus, l’étroitesse du vieux boulevard constitue un danger pour les résidants qui vivent collés sur la route. Heureusement, Gouin traverse l’Ouest-de-l’île en ligne droite, sauf dans son extrémité ouest, appelée le petit Fort, entre la rue de la Morandière et Pilon.
C’est dans la courbe direction est de ce secteur que se sont produits les multiples accidents, le 23 novembre au matin. Dès 7h30, des crissements de pneus se sont fait entendre jusque dans la demeure de Marie-Éve Charbonneau. Constatant la condition glissante de la chaussée, la jeune mère de famille a fait des appels à la sécurité publique de Pierrefonds, à la voirie et au poste de police pour tenter de prévenir un accident. Personne, semble-t-il, n’a été en mesure de l’aider.
«J’ai finalement appelé 9-1-1 lorsqu’un véhicule a frappé ma clôture», explique-t-elle. Quelques minutes plus tard, un autre automobiliste a heurté un autobus et a dévié en dehors de la route, pour finalement terminer sa trajectoire contre la clôture de Daria Gravowski. Ensuite, une camionnette est entrée directement en collision avec l’autobus en question.
«Un chaos comme cela, on n’en voit pas tous les jours », explique Daria Gravowski, qui demeure depuis 14 ans dans la courbe fatidique. Heureusement, personne n’a été blessé. À cette heure matinale, la circulation est très dense, car les parents conduisent leurs enfants à l’école Charlemagne. «Est-ce justement cela que ça prendrait, qu’il y ait un accident mortel, pour que quelque chose soit fait?», se demande la résidante.
Depuis sa tendre enfance, Marie-Ève, qui a grandi dans la maison d’à côté, se souvient d’automobiles qui, à cause de la condition de la chaussée ou par excès de vitesse, ont perdu le contrôle et ont endommagé la propriété de ses parents et celles environnantes. «Je n’ai jamais permis à mes enfants de jouer en avant de la maison», explique Marie-Ève qui ne permet pas encore à ses adolescents de marcher jusqu’à l’école, située à quelques minutes de marche de chez elle.
Catherine Clément-Talbot, conseillère d’arrondissement qui réside non loin du secteur Petit Fort, n’a pas pris le récit des accidents à la légère, lorsque Cités Nouvelles l’a rejointe pendant la soirée du 23 novembre. Une demi-heure plus tard, elle avait contacté un contremaître de la ville qui lui a assuré qu’il y aurait épandage de sel à 7h le lendemain matin. De plus, la conseillère s’est portée garante de présenter la situation du secteur Petit Fort aux personnes appropriées. Enfin peut-être, à l’Hôtel de Ville, on se penchera sur les courbes du boulevard Gouin.
Photo: Courtoisie
Suzanne Gagnier
Commentaire mis en ligne le 2 décembre 2006Nous habitons sur le boul. Gouin juste à l'ouest de l'emprise de la 440 et presque devant la plus grande courbe sur la section ouest du boulevard, et ce à l'est de la rue de la Morandière. Ce sont dans cette courbe qu'ont lieu la majorité des accidents quand la chaussée est glissante, été comme hiver et non pas plus loin, comme vous citez dans votre article. Plusieurs fois par années la route est fermée sans aucun autre accès dûs à des accidents. Malgré cela la ville de Pierrefonds a permis la construction (débuté depuis 3 ans qui n'en finit plus) de 2 nouveaux développements sans fournir de nouvels accès. Ils ont pourtant prolonger le boul. Pierrefonds sans en donner l'accès au public pour permettre l'accès au nouveau dépôt à neige (et qui a été construit sans consulter les résidants). Depuis des années, la ville utilise le manque d'un accès secondaire pour persister à nous faire endurer les tremblements interminables de nos demeures occasionnés par les passages fréquents des camions et autobus et causé par la chaussée désuette et défectueuse du boul. Gouin. Il serait grand temp que la ville agisse. En ouvrant un deuxième accès il pourrait finalement refaire le boul. Gouin aux normes d'aujourd'hui et mettre fins à plusieures doléances de longue date pour les habitants du coin.