Il faut… maintenant… AGIR…
J’ai été déçu et…choqué en lisant dimanche dernier, la lettre signée par quelques employés et une bénévole du Fonds de dépannage de l’Ouest de l’Île (F.D.O.I.) et… destinée aux membres de son conseil d’administration. Un texte décousu, sur un fonds d’illogisme et d’incohérences. On nous lance un écran de fumée en citant pompeusement et sans référence le regroupement intersectoriel des organismes de Montréal et… allez-y voir, rien de moins que… la loi sur les services de santé et des services sociaux. Qui voulait-on impressionner… si ce n’est que de vouloir berner quelques néophytes.
À sa lecture, ma première réaction a été de me taire et de laisser porter ce «faux diamant»... Après réflexion, j’ai plutôt décidé d’y donner suite pour deux raisons. La première : pour rectifier certains faits méconnus des lecteurs de cette rubrique, de nos nombreux et précieux bénévoles, de nos bénéficiaires, de notre clientèle assidue et l’ensemble des membres de notre C.A. La deuxième : pour vous informer de ce que nous avons déjà entrepris de faire afin d’assurer la survie du F.D.O.I. Une tâche complexe certes, mais aussi une responsabilité importante pour maintenir des services de qualité à nos concitoyens qui vivent une réalité quotidienne difficile.
Je suis entré dans mes nouvelles fonctions depuis quelques jours et je n’ai pas l’intention de jeter de l’huile sur un contentieux que j’ai toutefois observé à distance… Mon objectif dépasse la confrontation. Il rejoint davantage des valeurs de tolérance, d’ouverture à la communauté, d’engagement et de compassion. J’ai accepté de relever ce défi parce que la cause de mes concitoyens démunis me tient à cœur… avec l’appui inconditionnel de tous les membres de notre C.A.
Si j’ai spontanément accepté de relever ce lourd défi, c’est parce qu’il faut agir dès maintenant si nous ne voulons pas nous retrouver devant une fermeture inévitable. À cet égard, je prendrai tous les moyens nécessaires pour assurer la réussite de cette relance.
Globalement, je constate que le Fonds vit depuis quelques années une importante diminution de ses revenus malgré un achalandage normal de ses clients et bénéficiaires. Pour stopper cette baisse et avant mon arrivée, le C.A. a donc décidé de réagir à cette situation critique et créer un comité de crise afin de suivre de plus près les opérations courantes. Parallèlement, il a fait appel au Centre local de développement (C.L.D.) de notre secteur qui lui a suggéré une étude externe de ses mécanismes d’opération. Les premiers résultats démontraient clairement la nécessité de revoir sur-le-champ, certaines pratiques de gestion.
J’ai donc reçu un mandat clair des membres du conseil d’administration : remettre de façon progressiste, dynamique et efficace le Fonds sur ses rails, améliorer sa gestion des ressources, trouver de nouveaux moyens de financement afin de se coller le mieux possible sur sa mission première.
Au cours des prochaines semaines, les opérations, les procédures et les programmes seront revus et les correctifs nécessaires seront apportés.
J’ai bon espoir, qu’avec le dynamisme et la collaboration des intervenants locaux, de nos nombreux bénévoles, de nos employés, de tous les membres de notre conseil d’administration et de la population de notre territoire, cet épisode difficile ne sera plus qu’un mauvais souvenir.
Merci de votre support et de votre solidarité.
François Gince
Directeur général par intérim