Christian G. Dubois, conseiller de Pierrefonds-Roxboro, impliqué dans le projet de la zone industrielle de l'arrondissement.
Photo: Courtoisie
Une zone industrielle pour Pierrefonds-Roxboro
L'arrondissement de Pierrefonds-Roxboro aura son quartier industriel, à l'instar de Pointe-Claire ou Baie d'Urfé. Pour l'instant, ce ne sont que trois bâtisses qui seront construites, pour la première phase du projet. Les travaux commenceront en janvier 2007.
Le petit territoire de la zone industrielle de Pierrefonds-Roxboro se situe à l'est de l'autoroute 13, tout près de l'arrondissement Saint-Laurent, entre le boulevard Gouin Ouest et Henri-Bourassa. Pour construire les premiers immeubles, la ville construira le boulevard Thimens à partir de l'autoroute sur quelque 360 mètres, dont environ 85 mètres sur le territoire de Saint-Laurent. Par contre, cette nouvelle partie de Thimens n'ira pas rejoindre le reste de ce boulevard à Ville Saint-Laurent et la rue se terminera par un cul-de-sac. Le secteur se situe à la bordure d'un écoterritoire, mais n'est pas situé dans une zone sensible. Une zone tampon sera gardée de chaque côté d'un ruisseau situé presque à la limite des deux arrondissements.
La ville de Montréal a voté un règlement d'emprunt de plus de 3,5 millions de dollars pour amener les infrastructures à l'est de l'autoroute 13. «C'est un règlement d'emprunt, qui n'est pas lié au coût réel. C'est une estimation de la ville centre, une marge de crédit en quelque sorte», tient à préciser Christian G. Dubois, conseiller dans l'arrondissement Pierrefonds-Roxboro qui s'est impliqué dans le projet. Le coût, intérêts compris, sera épongé par les taxes des futurs commerces, sur une vingtaine d'années. L'arrondissement s'occupera de l'entretien des dites infrastructures, comme le déneigement des routes, et négocie présentement pour récupérer une partie des taxes de ces commerçants qui seront payées à la ville.
Pour l'instant, les industries qui auraient pignon sur rue dans la nouvelle zone seraient une boulangerie, un laboratoire de produits de beauté, une compagnie qui s'occupe d'équipements d'appareils de conditionnement physique, un centre de distribution pour des magasins de type tout à un dollar. Rien n'est encore décidé, tout ce beau monde est encore assis à la table des négociations.
Cul-de-sac
Pourquoi ne pas joindre la nouvelle partie du boulevard Thimens au reste de l'artère? C'est surtout une question de sous. «Ce tracé est prévu depuis 15 ans sur notre territoire, mais il n'y a pas d'argent à court terme», explique Claude Charrette, le directeur de l'aménagement urbain et services aux entreprises de l'arrondissement Saint-Laurent. En fait, le territoire à cette hauteur appartient surtout à Hydro-Québec et accueille un poste de distribution. Il n'est donc pas ouvert pour le développement et n'est pas une option payante, explique Christian G. Dubois.
Le raccordement du boulevard Thimens ne se fera pas de sitôt, un argument de plus pour ceux qui s'opposent à l'idée de prolonger de Salaberry jusqu'au métro. Cette route, imaginaire pour l'instant, passerait par un boulevard Thiemens assemblé. Défendue par le maire de Dollard-des-Ormeaux, cette route passerait par le Bois-de-Liesse. En fait, cette avenue ne fait pas partie du plan de transport de l'agglomération de Montréal. Ceux qui ont acheté une résidence à même le boulevard de Salaberry peuvent dormir en paix, pour quelques années encore au moins.
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Le raccordement du boulevard Thimens ne se fera pas de sitôt, c'est un argument de plus pour ceux qui s'opposent à l'idée de prolonger le boulevard de Salaberry jusqu'au métro.