Le maire de Beaconsfield, Bob Benedetti, a joint sa voix à celle des 15 autres maires des villes reconstituées.
Photo: Jacques Pharand
Budget de Montréal dans la controverse
Les maires des villes défusionnées claquent la porte… encore
L'histoire se répète-elle, pour la deuxième année de suite sur l'Île de Montréal? Les 15 maires des villes reconstituées ont refusé d'assister au conseil d'agglomération et au dépôt du budget jeudi dernier. L'élément déclencheur: le dépôt du budget pour 2007.
Les maires accusent Montréal de faire payer aux citoyens des villes reconstituées la facture des taxes des Montréalais, qui ne sera pas plus élevée l'an prochain. De son côté, la ville affirme que les municipalités n'ont qu'à ajuster leur propre taux de taxation locale pour éviter ce fardeau supplémentaire sur la tête des propriétaires de maisons.
Ils ne retourneront pas au conseil de l'agglomération aussi longtemps que sa structure reste inchangée, ont déclaré les maires dissidents dans un bel ensemble la semaine dernière. «Nous y retournerons quand nous aurons une bonne raison de le faire», déclare le maire de Beaconsfield, Bob Benedetti. «C'est un "show", pas un vrai conseil! Nous ne sommes pas consultés sur les décisions, elles se prennent à la ville de Montréal», affirme Bill Tierney, le maire de Sainte-Anne-de-Bellevue. Les villes reconstituées demandent encore cette année à la ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, d'intervenir rapidement pour changer la structure.
Le conseil d'agglomération est l'entité qui a été créée suite à la défusion l'an dernier de 15 villes sur l'Île de Montréal, dont sept sont situées dans l'Ouest-de-l'Île. C'est lorsque ces maires ont pris connaissance du budget 2007 que la controverse a éclaté, comme l'an passé. «La procédure est la même», reconnaît Bob Benedetti. Bill Tierney, quant à lui, affirme que la structure actuelle de l'agglomération n'est pas celle qui a été suggérée par le comité de transition. Cette structure fait partie des règles qui ont été votées par les citoyens lors des référendums pour les défusions, a fait valoir la ville.
Photo: Jacques Pharand