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Patry et Scarpaleggia se rallient

Nomination de Stéphane Dion à la chefferie du Parti libéral

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Article mis en ligne le 8 décembre 2006 à 19:22
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Patry et Scarpaleggia se rallient
Bernard Patry se dit bien heureux de retrouver Stéphane Dion à titre de leader du Parti libéral, même s'il avait choisi d'appuyer Gerard Kennedy tout au long de la course au leadership. Photo: Marie-Claude Simard
Patry et Scarpaleggia se rallient
Nomination de Stéphane Dion à la chefferie du Parti libéral
En août dernier, Bernard Patry et Francis Scarpaleggia avaient donné leur appui à deux candidats différents lors de la course à la direction du Parti libéral. L'un préférait Gerard Kennedy et l'autre, Stéphane Dion. Aujourd'hui, ils sont tous deux derrière leur nouveau chef.
Le député de Pierrefonds-Dollard dit ne pas être déçu même s'il espérait voir Gerard Kennedy à la tête du Parti libéral. «J'avais choisi monsieur Kennedy pour le renouveau du parti, explique Bernard Patry. Je pensais que c'était rendu le tour de l'Ontario. Le premier ministre, je l'aime bien quand il vient du Québec, mais c'est surprenant que ce soit encore un autre Québécois qui soit chef du Parti libéral. On a eu sur les 35 dernières années, 32 ans de premier ministre québécois.»
Une stratégie
Au troisième tour, il ne restait que cinq candidats en liste: Stéphane Dion en troisième position et Gerard Kennedy en quatrième. Sachant qu'il serait éliminé au prochain tour, monsieur Kennedy a pris alors la décision de convaincre ses délégués d'appuyer monsieur Dion. «Ce n'est pas une surprise, c'est une stratégie, les deux s'étaient entendus et si ça avait été l'inverse, monsieur Dion aurait fait la même chose, affirme Bernard Patry.»

«Dans le fond, c'est parce que monsieur Kennedy a appuyé monsieur Dion, qu'il a gagné, ajoute Bernard Patry. Il lui a apporté 94 % de ses délégués, ce qui est énorme dans une course au leadership.» Sur les 4850 délégués qui ont participé à cette nomination, 20 % seulement venait du Québec et Stéphane Dion l'a quand même remporté.
Que le meilleur gagne
Le député de Lac-Saint-Louis, Francis Scarpaleggia, est pour sa part très heureux de cette victoire. «Cette fois-ci, à mon sens, le meilleur candidat a gagné, sans rien enlever à qui que ce soit», exprime-t-il. Il affirme avoir appuyé de bonne foi Stéphane Dion, et sans condition. «Suite à une réflexion, je suis arrivé à la conclusion que c'était celui qui était le plus rapproché de mes valeurs politiques. Je suis sur la même longueur d'onde et j'ai basé ma décision là-dessus.»

Francis Scapaleggia est aussi d'avis que cette victoire a été rendue possible par l'appui de Gerard Kennedy. «C'est une heureuse surprise, les sondages nous disaient aussi que monsieur Dion était le deuxième choix de la plupart des délégués. On pouvait bien voir qu'il y avait un potentiel, mais il fallait attendre les résultats. Il y a toute une dynamique qui se passe et qui nous porte gagnant à la fin.» Selon le député de Lac-Saint-Louis, messieurs Dion et Kennedy représentent une nouvelle vague de libéralisme et représentent l'avenir du parti du point de vue idéologique.
Un plus pour l'Ouest-de-l'île
Le fait que Stéphane Dion soit le député de Sainte-Laurent-Cartierville pourrait avantager la région. «C'est sûrement un plus d'avoir quelqu'un qui vient de l'ouest de Montréal, ajoute Bernard Patry. C'est un francophone qui vit avec des anglophones et avec toute la communauté allophone. […] C'est une personne qui comprend les besoins de l'Ouest-de-l'Île et de la grande région de Montréal», soutient-il.

Bernard Patry cependant demeure prudent face à l'avenir, rappelant la déception de se retrouver dans un gouvernement minoritaire lors de l'élection de leur dernier chef, Paul Martin. «Je pense qu'on a d'excellentes chances pour les prochaines élections, Stéphane Dion a réussi à faire ce que Paul Martin n'avait pas réussi. C'est qu'au dernier congrès libéral, ils étaient seulement deux candidats et la pagaille a pris. Là, ils étaient huit à la fin et les huit se sont ralliés. N'importe quelle population ne votera pas pour un parti politique désuni. Si vous n'êtes pas capable de vous unir dans le parti, vous n'êtes pas capable de vous unir dans le pays.»

Photo: Marie-Claude Simard

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