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Sept dollars: est-ce assez pour le privé?

Des parents qui exigent le droit de payer davantage

Marie-Hélène Verville par Marie-Hélène Verville
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Article mis en ligne le 5 janvier 2007 à 16:09
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Sept dollars: est-ce assez pour le privé?
Lawrence Wilk se bat pour que son fils puisse bénéficier des mêmes services qu'avant à sa garderie privée. Photo: Jacques Pharand
Sept dollars: est-ce assez pour le privé?
Des parents qui exigent le droit de payer davantage
Un groupe de huit parents dont les enfants fréquentent la garderie privée ont déposé une requête en Cour Supérieure avant Noël sur le droit de payer plus que sept dollars par jour. «J'ai peur de perdre le sentiment de confiance et de chaleur que j'ai envers la garderie de mon fils», affirme un des parents du recours, Lawrence Wilk, dont le garçon va au West Island Day Care.
Depuis septembre 2006, les parents des petits en garderie payent sept dollars par jour, que l'établissement soit privé ou public. Auparavant, les parents pouvaient payer des frais supplémentaires pour des services en plus.

C'est ce choix que les parents du recours défendent. Les frais supplémentaires serviraient surtout à payer des ressources spécialisées externes, comme les professeurs de ballet, de gymnastique ou de sciences. Monsieur Wilk payait 15 dollars par jour pour que son fils bénéficie de ce genre de service. De plus, la garderie de son fils était ouverte plus longtemps.
Pied d'égalité?
Le gouvernement du Québec plaide à l'égalité des services, un programme égal et complet pour tous, ce que réfutent les parents mécontents. «Lorsque ma femme est tombée enceinte, nous avons voulu trouver une place au public. Nous nous sommes inscrits sur toutes les listes d'attentes possibles. Seules des garderies privées ont rappelé», explique le jeune papa d'un garçon de deux ans et demi.
Les garderies privées qui souscrivent au programme de sept dollars par jour sont subventionnées par l'État à raison de 33 dollars par jour par enfant. Les Centres de la petite enfance publics reçoivent une quarantaine de dollars pour le même enfant. Pour un vrai système équitable, tous les enfants doivent avoir droit à la même subvention dans un système où tout le monde paye sept dollars par jour, croit Lawrence Wilk.
Calcul mathématique
Pourquoi les subventions sont-elles distribuées comme ça? Le calcul du gouvernement est fait de cette façon, nous répond-on au ministère. Par exemple, souligne Josianne Fortin du ministère de la Famille, des aînés et de la condition féminine, les éducatrices ont un salaire inférieur dans un établissement privé. Pour les garderies privées et publiques qui souscrivent au programme de sept dollars par jour du gouvernement, ils doivent donner dix heures de services sans coupures. Les cours supplémentaires peuvent être donnés par une éducatrice, explique-t-on au ministère. «Dans le cas d'atelier d'éveil à l'informatique, par exemple, il s'agit de réaliser des tâches assez simples. Les enfants ont quatre ans tout au plus», rappelle Josianne Fortin.
Selon Josianne Fortin, 692 de plaintes de parents étaient enregistrées à la fin 2006, ces plaintes touchent 251 établissements, privés et publics. Ces parents déplorent la surfacturation abusive. Dans la loi, il y a certaines exceptions. Par exemple, les parents peuvent payer des frais supplémentaires pour des sorties ou pour des repas supplémentaires, par exemple.

L'avocat Julius Grey défendra le groupe de parents devant la Cour Supérieure. Des garderies privées ont déjà enclenché une requête similaire, certaines menacent de fermer devant les conséquences financières de la loi. Ce sont d'ailleurs des garderies privées qui paient la note du recours des huit parents, même si certains, dont monsieur Wilk, ont accepté de donner une contribution.
«Lorsque ma femme est tombée enceinte, nous avons voulu trouver une place au public. Nous nous sommes inscrits sur toutes les listes d'attentes possibles. Seules des garderies privées ont rappelé.»
Lawrence Wilk, père de famille

Photo: Jacques Pharand

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Jonny .

Commentaire mis en ligne le 28 janvier 2007
Nous sommes dans un libre marché. Pourquoi ne pas laisser le marché décider quel est le tarif juste et raisonnable pour les services de gardes? Les parents auront tout simplement le choix de comparer (en utilisant des outils comme http://www.magarderie.com ) et iront naturellement au meilleur rapport qualité / prix!

Jief P

Commentaire mis en ligne le 6 janvier 2007
Je trouve que ça devrait être illégal de vouloir faire de l'argent avec une garderie privée.

Un établissement qui doit être sécuritaire, qui doit bien nourrir les enfants et bien les encadrer, devient vite en conflit d'intérêts s'il veut en plus faire du profit.

C'est bien que le privé n'est pas droit à autant de subvention, étant donné que leur but premier est de faire du profit !!

Papa d'un enfant en garderie privé.

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