L'enseigne de Mayne Pharma à Kirkland ne brillera bientôt plus.
Photo:Sétphane Brunet
Inquiétudes chez Mayne Pharma, à Kirkland
Le président de la filiale canadienne se fait rassurant
Si tout se déroule comme prévu, la compagnie Mayne Pharma passera à Hospira au début de l'année. La majorité des 29 employés de la filiale canadienne de Mayne Pharma ne perdront pas leur emploi suite à la vente, promet le président de la filiale canadienne, Michel Charbonneau.
Les actionnaires de Mayne Pharma, une compagnie australienne, ont approuvé à la fin décembre le processus d'achat, une transaction de plus de 2 milliards de dollars. Elle devrait être finalisée vers la fin du mois de janvier. «Il y avait quelques compagnies en ligne pour nous acheter. C'était écrit dans le ciel que nous serions vendus», affirme le président canadien. Cet achat fera de Hospira le plus important joueur mondial dans le domaine des produits pharmaceutiques injectables.
Ce jeu de géants n'est pas pour rassurer les 24 employés qui travaillent à Kirkland. Il y a des inquiétudes, avoue Michel Charbonneau. Certains sont là depuis longtemps. «Nous n'avons pas de roulement de personnel: les gens restent. Les employés ont de cinq à 17 ans d'ancienneté», note le président. C'est la seconde fois que ces employés sont «vendus». En effet, Faulding s'est intégrée à Mayne Pharma en 2001.
La filiale canadienne d'Hospira est située dans le parc industriel de Saint-Laurent, à moins de quinze kilomètres des bureaux de Mayne Pharma à Kirkland. «Actuellement, nous avons des ventes de 75 millions par année, pour 29 employés. C'est un ratio exceptionnel», affirme Michel Charbonneau. C'est une réalité à laquelle Hospira est sensible, croit le président.
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