Selon le maire Ed Janiszewski, la façon dont fonctionne l'Agglomération de Montréal désavantage injustement les citoyens de DDO.
Photo: Marie-Claude Simard
Montréal à repenser
Ville de Dollard-des-Ormeaux
Le maire Ed Janiszewski s'attaque à une lourde tâche en 2007: changer les façons de faire à l'agglomération de Montréal. «Nous devons convaincre le gouvernement de corriger les injustices et l'iniquité qui existe dans cette structure», affirme-t-il.
Selon le maire de Dollard-des-Ormeaux, l'agglomération est contrôlée par la ville de Montréal, et les banlieues paient pour la métropole. Ce point de vue est partagé par tous les élus des villes reconstituées. Avec les élections à venir au Québec, les partis sont présentement en opération charme. Le maire entend bien profiter du contexte pour faire valoir son point.
Bien établi
La ville de DDO est mature, comme son maire, qui occupe le poste depuis 1984. Les lots qui restent à construire sont rares, la ville a plusieurs structures pour les citoyens, des parcs, un centre civique, deux piscines. Plus de 50 000 personnes habitent dans cette ville, et la population ne bougera pas beaucoup. Le grand dossier des prochaines années selon Ed Janiszewski: l'environnement. Il faudra que toutes les administrations des villes de la région s'assoient pour régler ce dossier ensemble, affirme le maire. Par exemple, renforcer la réglementation autour du recyclage et du compostage est une des mesures qui pourrait se faire pour toute l'île.
La ville veut aussi contrôler les dépenses et tenir l'impôt foncier le plus bas possible. C'est un tour de force que devra réaliser DDO pour concilier les deux, lorsqu'on sait que les citoyens de la ville paient le gros prix pour leurs taxes. «Nous n'avons pas de grands parcs industriels. Donc, nous ne pouvons pas baisser les taxes résidentielles avec celles des industries, qui sont habituellement 3,5 fois plus élevées que celles des résidences», affirme monsieur Janiszewski. «Si on hausse la taxation pour l'environnement, cela pourrait être acceptable pour les citoyens, mais il faut leur montrer que ça va bien servir, qu'on ne fera pas de gaspillage.»
Photo: Marie-Claude Simard