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Courir conjointement

par Katy-Ann Thibault-Maroist
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Article mis en ligne le 12 février 2007 à 11:01
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Courir conjointement
Per et Linda, dimanche dernier, étaient sur leur départ pour un de leurs entraînements hebdomadaires. Ces marathoniens de Pierrefonds se préparent présentement pour leur prochain gros événement : le marathon de Vancouver en mai prochain. Photo: Alexis K. Laflamme
Courir conjointement
Per et Linda s’entraînent non seulement pour la forme, mais aussi pour un gros événement : le marathon de Vancouver en mai. Pour eux, la course est devenue un rituel.
Est-ce que le fait que deux marathoniens développent une relation amoureuse nuit ou incite à la pratique de leur sport? « On a toujours été des gens très actifs. La course est un sport individuel, mais ça prend une équipe de support derrière. C’est un sport d’endurance mentale avant tout. Per et moi, nous nous aidons l’un l’autre pour ne pas lâcher. » Per approuve : « J’ai un excellent soutien de la part de Linda. On ne se dit pas des choses comme : "Tu pars courir encore! Pourquoi ne restes-tu pas à la maison pour une fois?" On a une compréhension mutuelle parce qu’on court les deux. C’est très important. » Concrètement, cette coopération se résume beaucoup par la conciliation avec la vie de famille. « Si je cours pendant l’après-midi, Per va chercher les enfants parce qu’il a couru le matin, par exemple », explique Linda. « Après s’être rencontrés, on est devenus plus disciplinés parce qu’il fallait que ça entre dans l’horaire. Il faut se coucher tôt, bien manger, s’assurer qu’il y a un repas sur la table pour les enfants. » Justement, les enfants, il y en a trois : trois garçons de 8, 13 et 15 ans. Ils sont aussi actifs que leurs parents, même s’ils ne font pas directement de course. En fait, un d’entre eux a une expérience assez particulière par rapport aux marathons : « Mon plus vieux a couru son premier kilomètre la couche aux fesses. Il avait fait le circuit endurance pour les enfants. » Comme Linda le dit si bien : « c’est un exemple qu’on leur donne. »
Leurs entraînements
Per est dans le top 10 montréalais comme marathonien et Line se situe dans les 25 % des meilleurs marathoniens de sa catégorie d’âge. Malgré qu’ils soient des marathoniens différents, ils s’entraînent ensemble. « On s’entraîne ensemble au sens où on court en même temps, mais on va dans des directions opposées. On se rencontre à un certain point et on se dit bonjour. On se lève ensemble, on se concentre sur le fait qu’on va courir. On part, on revient une heure ou deux plus tard et on a accompli quelque chose ensemble en même temps », explique Per. M. Lofranco les appelle le « nouveau "power couple" du club. »
Courir coûte que coûte
Même si les dernières semaines ont connu des froids glaciaux, Line et Per ne s’empêchent pas de courir pour autant. « On court dehors même l’hiver. S’il fait 40 degrés sous zéro, il arrive qu’on simule une course sur un tapis roulant à l’intérieur. Quand on court dehors dans les rues, c’est plus ardu parce que les routes sont glacées. Avec les bancs de neige, on doit parfois aller un peu dans la rue et les conducteurs sont très intolérants. » Même en été, ce n’est pas très évident de courir dans les rues. C’est difficile pour les genoux qui amortissent l’impact de chaque pas sur le ciment. Sur les trottoirs, la dureté est à son apogée. Pendant les marathons, ce n’est guère mieux : « Des fois, on court avec des ampoules qui saignent. On essaie de déconnecter en se disant qu’il faut terminer sa course. On essaie d’arrêter d’y penser », ajoute Linda. « Nous sommes très durs sur notre corps, on a des tolérances à la douleur très élevées. » Le prochain gros marathon de Linda et Per est celui de Vancouver en mai. En juin, il y en a un en Suède auquel Per participera. « Moi, je ne peux y aller parce que les enfants ont de l’école. On s’est donc prévu une croisière en avril. On va visiter cinq îles et on va courir sur chacune d’entre elles. Il y a également une piste sur le bateau. On a planifié tout ça », précise Linda.

Photo: Alexis K. Laflamme

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