Le jeune péquiste étudie présentement à l'Université de Montréal, au programme Communication et politique.
Photo: Marie-Hélène Verville
Francisation et culture pour la circonscription de Robert-Baldwin
Le jeune Alexandre Pagé-Chassé souhaite y représenter le Parti québécois
Qui a dit que les jeunes n'étaient plus intéressés à la politique de parti? En ce moment, Alexandre Pagé-Chassé, 22 ans, est le seul à briguer l'investiture de la circonscription de Robert-Baldwin au Parti québécois, et sera vraisemblablement le candidat souverainiste de cette région lors des prochaines élections.
Le candidat péquiste de Robert-Baldwin, qui comprend une partie de la ville de Montréal et Dollard-des-Ormeaux, sera dévoilé le 27 février prochain. Le territoire est présentement représenté par le libéral Pierre Marsan, qui a gagné lors des dernières élections de 2003 par une écrasante majorité de 85,87 %. L'Ouest-de-l'Île est traditionnellement libérale.
Le jeune péquiste ne se décourage pas, il croit que cette élection sera pour lui une excellente école. «Il y a des gens que les politiciens ne vont jamais voir. Par exemple, j'ai l'intention d'aller parler aux gens à l'est de Pierrefonds», explique Alexandre Pagé-Chassé. «Quand je parle aux gens dans mon comté, et que je leur demande: "connaissez-vous Pierre Marsan?" Ils ignorent c'est qui. Pierre Marsan c'est le grand absent.»
Outre la souveraineté, il compte s'attaquer à trois cibles régionales. Premièrement, l'accès aux cours de langue française pour tous les immigrants et ceux qui arrivent des autres provinces, qu'il décrit comme étant une condition essentielle à l'intégration au Québec. Puis, il rêve d'une Maison de la culture bilingue, pour dynamiser ce secteur dans l'Ouest-de-l'Île. Enfin, il milite pour garder les urgences de l'Hôpital Lachine ouvertes, un dossier très politisé.
Alexandre Pagé-Chassé habite Pierrefonds depuis toujours. Il étudie présentement à l'Université de Montréal au programme de Communication et politique. Lorsqu'il était au cégep Gérald-Godin, le jeune homme a été un des fondateurs d'un groupe d'étudiants souverainistes. Il travaille à temps partiel dans un dépanneur Couche-Tard. Il s'est aussi impliqué dans l'association étudiante de son programme.
Photo: Marie-Hélène Verville