Êtes-vous prêt?
À quoi? Et bien, à la prochaine campagne électorale. Même si le premier ministre n'a pas dévoilé son secret de polichinelle, les députés libéraux de notre région semblent prêts à l'attaque. Ils ont multiplié les bonnes nouvelles à trois reprises cette semaine: tantôt à l’hôpital Lakeshore, ensuite au centre Denis-Benjamin-Viger et enfin, au collège Gérald-Godin avec la visite officielle du ministre de l'Éducation, Jean-Marc Fournier, en bonus.
De toute évidence, la frénésie de l'heure ne ment pas, la machine libérale de l'Ouest-de-l'Île est puissante et messieurs Kelley et Marsan ainsi que madame James affichent plus que jamais une certaine aisance. Comme un réflexe, au moindre bon coup, ils convoquent les journalistes locaux. Pour eux, nous leur offrons la meilleure des visibilités puisque nos lecteurs sont leurs… électeurs.
Les maires des villes reconstituées ont aussi compris cette stratégie. Par tous les moyens, tentant de faire comprendre au gouvernement libéral que le conseil d'agglomération ne leur convient pas, ils nous répètent le même discours. Certains d'entre eux, dont monsieur Tierney et madame Tuttino, sont allés jusqu'à donner leur appui à l'ADQ sans connaître les candidats qui afficheront les couleurs adéquistes dans nos trois circonscriptions. Pour les maires, les prochaines élections seront l'occasion ultime de faire pression sur le gouvernement pour retrouver un certain équilibre entre les municipalités et la ville de Montréal.
Je me permets ici une petite prédiction: au train d'enfer où vont les annonces des députés, un petit baume pour calmer la colère des villes reconstituées est à prévoir, question de calmer l'atmosphère et de regagner leur confiance lors du vote au scrutin. Et puis, le Parti québécois, lui, donne l'impression qu'il a déjà abandonné la partie.