Un mur de graffitis pour les jeunes artistes, pourquoi pas?
<[:AC:]$p>Photo: Jacques Pharand-
Sécurité dans l'Ouest-de-l'Île
Un programme au YMCA, dès cette année
Vous sentez-vous en sécurité dans l'Ouest-de-l'Île? Au YMCA de l’Ouest-de-l’Île, Sophiea Lee travaille à l’élaboration d’un programme de sécurité urbaine, en partenariat avec l’arrondissement Pierrefonds-Roxboro.
Selon la conseillère en sécurité, il y a des éléments dans le plan d’action qui ne sont pas nécessairement très coûteux. « On souhaite que plus de messages de prévention soient publiés dans les journaux locaux. Assurer la sécurité urbaine, c’est plein de petites choses qu’on peut faire chaque jour. Malheureusement, souvent ça ne nous touche pas si on n’a pas été victime d’un acte criminel », avance-t-elle. D'ailleurs, des conseils de prévention seront publiés dès cet été dans le journal de l'arrondissement.
Un plan pour qui?
Avant de commencer, l'équipe du YMCA et celle de l'ancien arrondissement Pierrefonds-Senneville ont envoyé des questionnaires aux résidents de l'endroit en 2005. « En général, les gens se sentent en sécurité, mais on a constaté que les femmes sont plus anxieuses le soir et sur la route. Les crimes contre la propriété, comme le vandalisme et le vol, préoccupent aussi les gens », explique la jeune femme. Elle mentionne que l’étude a aussi permis de révéler que les résidents ont peur des gangs de rue, même s’ils avouent ne pas avoir de problèmes avec les groupes criminalisés dans leur coin.
Le plan d’action de madame Lee comportera cinq volets : la jeunesse, les aînés, la famille, la communauté et la femme. Afin d’établir son plan, Sophiea Lee a consulté les intervenants des CLSC et dans les divers organismes communautaires pour savoir ce dont les gens ont besoin. « Par exemple, l’activité Jeunesse et graffitis propose de créer des murs légaux où les jeunes pourraient peindre », explique madame Lee. De cette façon, dit-elle, les adolescents auraient le droit de s’exprimer tout en étant encadrés par des intervenants du milieu communautaire et être sensibilisés aux conséquences de la délinquance. En ce qui concerne les femmes, Sophiea Lee souhaite créer un réseau, sur le même modèle que Parents-Secours. « Dans l’étude de 2005, les femmes ont indiqué qu’il y a des quartiers où elles se sentent moins en sécurité. On veut recruter des commerçants qui acceptent d’accueillir les femmes si elles sentent le besoin de se réfugier ou si elles ont peur, pendant qu’elles attendent le taxi par exemple », explique-t-elle.
À l’arrondissement
Pour cet été, le conseil d'arrondissement a déjà prévu de mettre en circulation des policiers à bicyclette, qui aideront entre autres pour la sécurité dans les parcs le soir. Jointe au téléphone, la mairesse d’arrondissement Monique Worth, a affirmé que la sécurité de ses citoyens lui importait. « C’est sûr que ça me tient à cœur. », dit-elle tout en considérant le secteur très peu dangereux. « Ça fait 43 ans que je reste ici, je n’ai pas peur. Je fais de la marche rapide sur la piste Riverdale, même le soir», ajoute la mairesse. Déjà, la mairesse est intéressée par le mur de graffitis. Pour le reste des propositions qui lui seront soumises sous peu par le YMCA, elle conclut : « S’il y a un programme et que ça fait du sens, c’est sûr qu’on va l’adopter ».
Selon une étude du YMCA, les résidents ont peur des gangs de rue, même s’ils avouent ne pas avoir de problèmes avec les groupes criminalisés dans leur coin.
<@$p>Photo: Jacques Pharand<@CP>