Tobias Overney-Ragan, résidant de Beaconsfield, a rapporté une médaille d’argent en taekwondo aux Jeux du Québec.
Photo: Étienne Laberge
Une grosse rentrée d’argent
42e Jeux du Québec
L’Interclub taekwondo de Pointe-Claire rapporte une médaille d’argent par l’entremise de Tobias Overney-Ragan, résidant de Beaconsfield, qui a su dès les premiers combats que tout était dans la poche.
L’instinct pousse parfois à tenter des expériences hors de l’ordinaire avec l’idée qu’on en sortira grandi à l’intérieur. Le jeune Tobias allait aux Jeux d’enfer avec cette idée. Des rencontres, du camping intérieur, de l’animation et surtout beaucoup de batailles, l’athlète n’envisageait pas le moins du monde rapporter une médaille : «J’aurais manqué l’école pour vivre les Jeux. Avec un podium, on est juste un peu plus content: c’est tout.»
Trouver sa voie
Tobias, 13 ans, n’est pas tombé dans le taekwondo lorsqu’il était petit comme Obélix dans la potion magique. Même le sport en général ne coulait pas dans les veines de l’apprenti ninja. «La seule chose que j’ai faite avant le taekwondo, c’est jouer de la clarinette», se souvient-il.
Un jour, son ami l’a convaincu de venir avec lui seulement pour essayer: ce fut le coup de foudre, ou plutôt le coup de poing. «J’avais connu le judo avant, mais toujours mettre l’adversaire par terre ne m’attirait pas. Le taekwondo, avec les coups de pieds et de poings, ça bougeait beaucoup plus!» dit celui qui en était à ses premiers Jeux.
Impliqué et consciencieux
Le jeune homme de Beaconsfield pratique le combat environ quatre heures par semaine. Comme beaucoup d’étudiants, il conjugue le sport et les études, mais ne trouve pas la charge de travail lourde outre mesure. «Ce n’est pas dur. Moi, ce que j’aime, c’est être sur le tapis: je me sens bien. Je ne pense à rien, commence-t-il. Je fais ce que l’instructeur me demande de faire», renchérit-il.
Cette manière de faire a d’ailleurs porté fruit lors de la compétition. Mais Tobias a tellement bien compris ce stratagème qu’il l’applique envers les autres. «Il faut le voir avec des petits enfants de six ans, souligne son instructeur Pascal Legault. Il reste attentif, conseille l’enfant et l’aide à effectuer certaines passes. Au fond, il met en application bien plus que l’exécution des coups. Il a compris que ce qui compte, c’est de transmettre son amour du taekwondo», confie son instructeur.
Photo: Étienne Laberge