Scott Mckay est le seul chef de parti qui a visité l'Ouest-de-l'Île durant la présente campagne électorale.
Photo: Jacques Pharand
Scott McKay pour les espaces verts protégés à Montréal
Le chef du Parti vert en visite dans l'Ouest-de-l'Île
Lorsque le chef du Parti vert a décidé de venir faire un tour dans la région, il a choisi le Bois Angell, situé à Beaconsfield et à Pierrefonds, pour faire sa conférence. Le message est lancé: Scott McKay se positionne pour la conservation des espaces verts en zone urbaine, un sujet chaud dans l'Ouest-de-l'Île.
Les pieds gelés, les journalistes ont tous suivi le chef du Parti et son candidat dans Jacques-Cartier, Ryan Young, jusqu'à l'orée de la forêt. L'endroit est symbolique. Le Bois Angell, avec ses arbres bicentenaires, n’est pas une aire protégée, elle est ouverte au développement.
Dans la région, le développement domiciliaire a explosé ces dernières années, grugeant sur la forêt. Ce boom dérange de plus en plus, et les projets controversés ne sont pas rares. Par exemple, le projet du Groupe Grilli situé aux abords de l'écoterritoire des Rapides du Cheval-Blanc dans l'est de Pierrefonds, qui a soulevé l'ire populaire ces derniers mois. Ryan Young, le candidat vert dans la circonscription de Jacques-Cartier, a martelé que Montréal est en retard sur le plan de la conservation des espaces verts, par rapport aux autres villes canadiennes. «Nous sommes au bas de la liste!» Il rejette la faute sur Québec, qui laisse la métropole seule dans ce dossier.
Stephen Lloyd, de l'association pour la protection du Bois Angell, aimerait que le gouvernement donne ses terrains en servitude. C'est une façon, explique-t-il, de protéger sans payer, sans transfert de propriété. «De façon très concrète, le gouvernement est propriétaire de plus d'un million de pieds carrés dans ce bois. […] Nous faisons actuellement pression sur le gouvernement provincial afin de nous aider à conserver, et qu'ils donnent une servitude de conservation en faveur de notre association, ou d'un autre groupe.»
Mesures vertes
Selon Ryan Young, les développements domiciliaires qui se construisent aujourd'hui sont les mêmes que dans les années cinquante: l'utilisation de matériaux énergivores et une architecture qui force l'utilisation de la voiture, pour ne nommer que ceux-là. Scott McKay propose aussi des changements au code de la construction, pour intégrer des mesures vertes. «Nous avons besoin d'élever nos standards pour être certains que la construction au Québec répond aux critères et sera faite de manière à ce que les émissions de gaz à effets de serre soient réduites plutôt qu'augmentées», a affirmé le chef.
Les deux militants verts ont profité de l'occasion pour parler du plan de transport des Verts pour Montréal, qui totalise 15 billions de dollars, sur 20 ans. Le plan est basé sur l'utilisation des tramways électriques, comme en fabrique la compagnie Bombardier. Le financement proviendrait de stations de péage sur les ponts qui mènent à la ville, à raison de deux dollars par passage. Selon les calculs du Parti, le montant amassé serait de 500 millions dollars par année.
Montréal est en retard sur le plan de la conservation des espaces verts, par rapport aux autres villes canadiennes.
Ryan Young, candidat vert dans Jacques-Cartier
Photo: Jacques Pharand