Yolande James, députée libérale dans Nelligan, travaille à convaincre les gens de l'élire une seconde fois.
Photo: Stéphane Brunet
Confiante mais prudente
Yolande James, candidate du Parti libéral dans Nelligan
Élue en élection partielle en 2004 suite au départ de Russel William, Yolande James sollicite pour une première fois un mandat complet auprès des citoyens de Nelligan. Pour elle, une campagne électorale signifie avant tout 33 jours de travail intense à donner des poignées de main, écouter les gens et tenter de passer un message.
«Le plus grand défi pour moi est d'essayer de rencontrer chaque personne et surtout leur donner l'occasion de voir qui on est et pourquoi on souhaite qu'il pose un x à côté de notre nom», explique madame James. Malgré son court mandat, la députée libérale peut se vanter de certaines réalisations dont la création d'un programme pharmaceutique au collège Gérald-Godin, un investissement pour la rénovation du centre Denis-Benjamin-Viger et la création de 500 places en garderie dans le comté.
Nelligan depuis toujours
Elle a grandi dans Nelligan et l'habite encore. Née de parents anglophones, elle a fréquenté les écoles francophones et anglophones en alternance pour assurer le bilinguisme. Avocate depuis 2004, elle se considère comme une femme heureuse et comblée qui a pu bénéficier d'un bon système d'éducation et de santé. «J'ai grandi dans un environnement qui m'a donné tous les outils dont j'avais besoin pour réussir et je veux contribuer à faire en sorte que les autres générations qui grandiront dans le comté aient encore de meilleures opportunités que moi.» Pour elle, les contrastes de classes sociales et l'environnement bilingue de Nelligan évoquent tout ce que le Québec peut être.
Après le 26 mars
Yolande James n'aime pas spéculer sur les différents résultats de vote possibles, mais demeure convaincue qu'elle fait partie du meilleur parti pour diriger la province et elle est persuadée que les Québécois en arriveront à la même conclusion. «Je veux gagner, mais je ne vois pas que le comté est facile à gagner pour autant, ajoute-t-elle. Je pense que c'est une erreur de le faire et en tant qu'électeur, je serais moi-même insultée qu'on me prenne pour acquis, les gens peuvent décider ce qu'ils veulent, c'est la beauté de la démocratie.»
Photo: Stéphane Brunet