Vincent Lasanté, pancarte à la main, avait un message à faire passer lors de la manifestation étudiante du collège Gérald-Godin.
Photo: Jacques Pharand
Levée de cours à Gérald-Godin
«Ont vœux sphère édukassioné», disait la pancarte de Vincent Lasanté, étudiant à Gérald-Godin. Sous-entendu: l'éducation doit être accessible à tous. Jeudi dernier, des étudiants du cégep Gérald-Godin ont posé un geste symbolique dans leur établissement d'enseignement.
Le cégep francophone de l'Ouest-de-l'Île a ensuite participé à la manifestation étudiante contre le dégel des frais de scolarité proposé par les libéraux et les adéquistes, qui se déroulait au centre-ville. L'événement a été organisé par deux fédérations étudiantes, la FECQ et la FEUQ. Le rassemblement montréalais comptait près de 2000 personnes, de partout au Québec. «Nous avons voté pour la gratuité à Gérald-Godin le 31 janvier dernier», explique le secrétaire de l'association étudiante du collège, Mathieu Pepin. C'est ce principe que les étudiants d'ici ont donc défendu.
L'Association des étudiantes et étudiants de Gérald-Godin a voté, il y a quelques semaines, pour une levée de cours volontaire en cette journée de manifestations. Attention: il ne s'agit pas ici d'une grève. «Nous n'avons pas le budget pour», explique Mathieu Pepin. La loi 142, votée sous le dernier gouvernement libéral, les en empêche. Les amendes prévues par la loi sont salées: de 100 à 500 dollars par personne. Fait intéressant, le cégep de Rosemont a décidé d'aller en grève tout de même.
En effet, les professeurs ont dû donner des cours et les accès à l'établissement de l'Ouest-de-l'Île n'ont pas été bloqués. «Ça s'est bien passé, la plupart des étudiants ont respecté la levée de cours», affirme monsieur Pepin. Selon lui, une quarantaine d'étudiants seulement se sont présentés à leur cours.
Une autre manifestation est prévue cette semaine, le 29 mars, elle est organisée par l'Association pour une solidarité syndicale étudiante. Cette fois-ci, les gens de Gérald-Godin ne seront pas de la partie, parce qu'une majorité d'étudiants s'est prononcée contre la levée de cours.
Photo: Jacques Pharand