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Rêveries de promeneurs solitaires

Marie-Claude Simard par Marie-Claude Simard
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Article mis en ligne le 7 avril 2007 à 11:19
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Rêveries de promeneurs solitaires
Dans la grisaille du mois d'avril, le cénotaphe dans le parc situé au coin des rues Lalande et Rose prend des allures bien mortuaires. Photo: Marie-Claude Simard
Rêveries de promeneurs solitaires
Nombreux sont les résidants de Pierrfonds-est qui marchent, courent ou pédalent le long du boulevard Lalande, et qui prennent une pause à la Marina Port de Plaisance. En 2005, un cénotaphe y a été érigé et depuis, le cours des rêveries des promeneurs a changé.
«J’aime ce parc, il est généreux et accueillant…C’est un atout précieux pour la communauté», écrit Lise Lapierre, résidante du quartier, dans une lettre à la mairesse de l’arrondissement. Cette semaine, en se promenant sur les lieux, madame Lapierre a remarqué le sombre objet en granit, sur lequel est inscrit: «Parc des Anciens Combattants.» Songeuse, elle s’est demandé: «Les anciens combattants vivants sont-ils exclus? Les habitués du parc apprécient-ils cet étrange ajout? Un monument funéraire, ça va pour le cimetière... mais dans un parc, est-ce adéquat?»

Peut-être sans le savoir, lors d’une promenade au bord de l’eau, la citoyenne engagée a croisé le chemin de Ted Wansbrough, un autre adepte de la Marina. Une fois par mois, l’ancien combattant résidant de Roxboro, se rend au petit parc, et s’assoit sur une des stèles qui entourent le cénotaphe pour s’y recueillir. «Ce monument me permet de me souvenir, de façon solennelle, de tous mes camarades qui sont morts au combat. Ces derniers n’ont pas perdu leur vie, ils l’ont donnée.»

Lors du dévoilement du cénotaphe en octobre 2005, année des anciens combattants, le conseiller Bertrand Ward avait déclaré qu’une aire de jeux s’ajouterait au petit parc de réflexion, ce qui n’est pas encore fait. Ted Wansbrough, également président de la Légion royale Canadienne de Roxboro, croit qu’il serait important que les enfants jouent près du monument, qu’ils posent des questions, et que toutes les générations se rappellent le sacrifice des soldats. «Beaucoup de gens préfèrent éviter d’y penser», déplore l’ancien soldat.

Photo: Marie-Claude Simard

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