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Entre Grace et Gloria

par Corinne Laberge
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Article mis en ligne le 20 avril 2007 à 16:45
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Glace et Gloria sera présentée à la Salle Pauline-Julien, le 27 avril prochain, à 20h. Photo: Courtoisie">Entre Grace et Gloria
La pièce Glace et Gloria sera présentée à la Salle Pauline-Julien, le 27 avril prochain, à 20h. Photo: Courtoisie
Entre Grace et Gloria
Gloria est une femme urbaine et Grace, une femme de la campagne. À l’antipode l’une de l’autre, elles apprendront à apprivoiser leurs différences et verront qu’elles ont, au-delà des apparences, énormément de choses à partager. Glace et Gloria, une pièce touchante de vérité et de simplicité; l’histoire de deux femmes dont les univers distincts se trouvent, un jour, liés par le destin.
Pièce à succès de l’auteur américain Tom Zeigler, traduite par Michel Tremblay, Glace et Gloria a fait le tour du globe depuis sa création, en 1990. Coproduite par le Théâtre de Gatineau et le Théâtre populaire d’Acadie, la pièce sillonne les salles du Québec depuis un an et demi déjà, au grand bonheur de la comédienne Danielle Grégoire, qui a l’honneur de fouler les planches en compagnie de la seule et unique Sagouine, Viola Léger.

«Glace et Gloria c’est le récit d’une rencontre très spéciale entre une femme de ville raffinée, une carriériste dans la quarantaine qui habite New York, et une femme du fin fond des bois, qui a choisi de vivre ses vieux jours dans une petite cabane à la campagne, entame Danielle Grégoire. En fait, Gloria [mon personnage] se retrouve chez Grace, une nonagénaire atteinte du cancer en phase terminale, pour faire du bénévolat et l’aider à passer à travers ses derniers moments. Ce sont deux femmes que tout oppose: l’âge, le statut social et l’expérience de vie, deux générations de femmes et deux générations de mères», explique l’interprète.
Le dernier des tabous
«En huit clos pendant ce qui se trouve à être la dernière semaine de Grace, les deux femmes vont d’abord se confronter, mais vont rapidement trouver un terrain de paix et apprendre énormément l’une de l’autre. C’est un texte magnifique, une véritable célébration de la vie dans ce qu’il y a de plus grand et de plus profond: la mort», raconte Danielle Grégoire, en ajoutant qu’il s’agit, encore aujourd’hui, d’un des plus grands tabous de l’existence. «On est tous tellement impuissants devant la mort! On ne peut simplement qu’être là lorsqu’elle se présente et c’est ce qui, à mon avis, rejoint le plus les gens dans la pièce, car ils ont une foule de références pour suivre l’histoire», révèle-t-elle.
Mise en scène par Sylvie Dufour, qui a pris soin de privilégier un point de vue intimiste, afin de donner l’impression aux spectateurs d’entrer dans la cabane de Grace en même temps que Gloria, la pièce est abordée avec pudeur, respect et tendresse. Un dénuement qui laisse toute la place aux émotions de ce vibrant témoignage d’amour, mené par deux grandes comédiennes, complices bien au-delà du jeu. «C’est un bonheur de travailler avec Viola, du véritable bonbon de comédienne! Nos personnages s’aiment et nous aussi, alors on savoure chaque mot, chaque syllabe et le texte se nourrit de cette relation, confie Danielle. Résonner au côté d’un instrument comme Viola est vraiment un privilège pour moi!»

Photo: Courtoisie

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