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Madame la ministre, Yolandes James

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Article mis en ligne le 20 avril 2007 à 17:53
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Madame la ministre, Yolandes James
Les élections du 26 mars dernier auront marqué un tournant dans la carrière de Yolande James, maintenant responsable du ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles. Photo: Stéphane Brunet
Madame la ministre, Yolandes James
Le siège de Yolande James à l'Assemblée nationale prend du poids. Ce n'est pas que la députée de Nelligan accumule les kilos, loin de là, mais l'élégante jeune femme vient d'être nommée ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles dans le nouveau cabinet de Jean Charest.
À 29 ans, la députée de Nelligan est la première personne noire à accéder à cette importante fonction. Vendredi matin, elle était fatiguée, mais très heureuse. Depuis mercredi dernier, les choses se bousculent. Malgré le grand défi qui l'attend, elle se sent à la hauteur: «Je ne peux pas me plaindre, ça a été une très bonne semaine», a-t-elle exprimé.

Madame James a été réélue le 26 mars dernier pour une seconde fois dans la circonscription de Nelligan. Le soir des élections, elle vivait des émotions contradictoires. Heureuse d'être réélue, elle était tout de même attristée de voir certains de ses collègues mis de côté et navrée d'apprendre qu'elle allait œuvrer dans un gouvernement minoritaire.

Ce nouveau portrait politique aura été de bon augure pour elle cependant. Pour répondre aux messages des Québécois, le premier ministre, Jean Charest, a usé d'imagination pour former un nouveau conseil des ministres plus modeste et surtout égalitaire entre les hommes et les femmes. Madame James est une des cinq nouvelles recrues dans ce groupe de 18 ministres, composé de 9 femmes et 9 hommes, «le plus égalitaire de l'histoire», a souligné le premier ministre lors de l'assermentation des ministres.
Quand le téléphone sonne
Lorsque Yolande James a reçu un appel qui l'informait que le premier ministre désirait la rencontrer, elle était en train d'assister à la défense de la thèse de doctorat en neuroscience de sa sœur aînée, Francine. «Je ne comprenais pas tout à fait ce qu'elle était en train d'expliquer, a rapporté madame James. J'écoutais ça et je me disais: "quelle femme extraordinaire et intelligente!"» Après le coup de téléphone, sans savoir ce que le premier ministre voulait lui proposer exactement, elle se doutait bien que c'était très important.
S'attendait-elle à devenir ministre dans ce nouveau mandat? «J'ai toujours dit que je suis entrée en politique non pas pour accéder à des postes, mais pour travailler avec les gens. C'est au premier ministre de décider quel sera le rôle de chacun et il en a décidé ainsi pour moi», a-t-elle exprimé humblement. «Je reste d'abord et avant tout la députée de Nelligan et serai fidèle aux citoyens de Nelligan qui m'ont accordé cette chance de les représenter à l'Assemblée nationale», a tenu à préciser Madame la Ministre.
Entrée remarquée
Son entrée dans les rangs des ministres n'est pas passée inaperçue. Dans son discours, le premier ministre a insisté sur la nomination de la première femme issue d'une minorité visible à l'intérieur d'un cabinet de ministres. Il n'en fallait pas moins pour que la jeune dame reçoive de chauds applaudissements. «Le Québec a besoin de l'apport des immigrants. Nous sommes une terre d'immigration. Il faut accueillir et faire une place à ceux qui viennent tout en respectant nos valeurs fondamentales», a proclamé Jean Charest.
Dans ses fonctions, Yolande James aura à gérer le délicat dossier des accommodements raisonnables et son chef lui a déjà donné le mandat, entre autres, d'accélérer la reconnaissance des diplômes étrangers. «Je vais agir de la même façon dont j'aborde tous les défis qui se présentent devant moi, c'est-à-dire intensivement et avec beaucoup de passion.»

D'autre part, elle sera la seule à identifier la communauté anglophone du Québec dans ce nouveau cabinet des ministres. Ses collègues Geoffrey Kelley et Lawrence S. Bergman siègeront dorénavant à titre de simples députés. Benoît Pelletier sera maintenant responsable du ministère des Affaires autochtones en remplacement de Geoffrey Kelley.

Photo: Stéphane Brunet

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Chris Eustace

Commentaire mis en ligne le 28 avril 2007
I already submitted a letter to the editor. Merci

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