Annonces gratuites | Enchères en ligne | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Cités Nouvelles
Concours Classique Golf Centre
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

«Je suis fier de Yolande James»

Article mis en ligne le 27 avril 2007 à 15:22
Soyez le premier à commenter cet article
«Je suis fier de Yolande James»
Je tiens à remercier Cités Nouvelles pour son article «Madame la ministre, Yolande James». Votre couverture juste et équilibrée contraste avec la réaction des médias anglophones à la nouvelle de la promotion de Mme James à un poste au sein du cabinet.

Considérant le paysage politique actuel au Québec, je ne crois pas que l’intention du premier ministre Charest ait été «d’insulter les anglos» ni que sa nomination soit «un coup de pied à la tête» ou «une claque au visage». Je crois qu’il s’agit plus du fait que Mme James soit «une femme noire et anglophone».

Ce dont je suis sûr, c’est que le Québec doit regarder vers le futur, et qu’à 29 ans, c’est exactement ce que Yolande James représente. Je sais également qu’elle sait réagir vite, surtout lorsqu’il est question de notre jeunesse, tant à l’échelle locale qu’internationale.

En 2005, Mme James et son équipe ont participé à la dissipation d’un malentendu vieux de 12 ans entre l’organisation humanitaire internationale Vision mondiale et le gouvernement québécois. Alors que nous participions au «30 heures de famine», un événement destiné à récolter des fonds pour aider les pauvres à travers le monde, mes étudiants et moi avons remarqué quelque chose d’étrange sur le site Web de Vision mondiale : les étudiants du Québec étaient les seuls au monde à ne pas pouvoir recevoir une petite carte de remerciement pour leur aide.

En avril 2006, nous travaillions à publier des milliers de livrets supplémentaires de Youth Ressources destinés à aider les étudiants et leurs parents à affronter les problèmes et défis que rencontrent les jeunes aujourd’hui. Le livret comprenait une liste de numéros de téléphone de douzaines d’organisations, de groupes et de bénévoles œuvrant en ce sens. La dépression, la prévention du suicide, la toxicomanie, l’intimidation, le jeu compulsif, la sexualité, la grossesse, les maisons d’accueils sont parmi les éléments figurant dans le livret. www.crcinfo.ca.)

Malheureusement, et par une tournure ironique des choses, ce livret bilingue a créé une certaine controverse lors d’une réunion de la Commission scolaire Lester B. Pearson en juin dernier. Sans entrer dans les détails, la réunion du conseil a remis en question l’utilité des commissions scolaires et a soulevé la question: «À qui sont ces enfants?»

Quoi qu’il en soit, Yolande James, avec ses collègues, les députés Geoff Kelley, Pierre Marsan et François Ouimet, ont trouvé de l’argent et des milliers de livrets supplémentaires ont été imprimés et distribués. (Voir «Un guide pour les jeunes de l’Ouest-de-l’Île», Cités Nouvelles, janvier 2007)

Pour en revenir aux médias anglophones, ce ne fut pas une grande surprise de lire certains commentaires par Marcus Tabachnick, le président de la Commission scolaire Lester B. Pearson, et ceux du président de l’Association des commissions scolaires anglophones du Québec: «C’est une énorme déception pour l’Ouest-de-l’Île et pour les anglophones du Québec» et «Est-elle capable? C’est ce que nous allons voir.» (The Chronicle, 26 avril).

Ces remarques m’ont rappelé une lettre à l’éditeur publiée en novembre 2006 dans The Chronicle. M. Tabachnick avait qualifié Mario Dumont de «politicien qui se débat, tirant d’abord et visant après».

Cela m’a aussi rappelé un texte «d’opinion» publié dans la Gazette par un commissaire scolaire trois jours avant les élections du 26 mars. «Le leader de l’ADQ est à côté de la plaque» et «La campagne du chef de l’ADQ prend la tournure d’un cirque ambulant, avec lui dans le rôle du chef de piste».

En lisant cela, j’ai « pété les plombs ». J’ai décidé d’aller voir M. Dumont et son «cirque». Heureusement, il n’était pas bien loin. Alors, qu’il entrait dans l’Hôtel Radisson à Laval ce vendredi, je l’ai approché, lui ai serré la main et lui ai dit en anglais «Je suis de l’Ouest-de-l’Île. Démantelez les Commissions scolaires.»

Je me suis aussi souvenu d’une réponse à un sondage qu’a rapporté Cités Nouvelles le 4 mars dernier. À la question «Abolition des commissions scolaires: que pensez-vous de l’idée de l’ADQ?», un répondant avait rétorqué: «Je viens de l’Inde et il n’y pas de commissions scolaires. Le conseil administratif prend les décisions lui-même. Il y a des examens standardisés pour toute la province. Les profs et les administrateurs de l’école ne sont pas fous, ils sont responsables et intelligents. Ça sauverait beaucoup d’argent qui irait pour les enfants »

Ce qui est une insulte pour les anglos, c’est le mythe perpétué par l’Association des commissions scolaires anglophones du Québec. Ils affirment qu’ils sont nécessaires à la défense des intérêts de la communauté anglophone. Mario Dumont a clairement dit, tel que rapporté dans la Gazette du 17 mars: «Dumont déclare que les écoles anglophones sont en sûreté; le plan de l’ADQ fournirait plus d’argent [aux écoles]».

Je suis un professeur du secondaire à la retraite qui retourne souvent dans les salles de classe. J’ai quatre petits-enfants inscrits dans le système scolaire public. Quand ils me visitent, ils s’entendent très bien avec les petits voisins francophones.

Je suis fier de ma députée, Yolande James, car elle pourra maintenant se faire entendre du premier ministre Charest et de Mario Dumont. Je lui souhaite du succès dans son nouvel emploi.

Chris Eustace

Pierrefonds

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net