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Des questions et des réponses

Débat des candidats dans Jacques-Cartier

Marie-Hélène Verville par Marie-Hélène Verville
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Article mis en ligne le 23 mars 2007 à 16:48
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Des questions et des réponses
Les programmes de différents candidats ont tous été sur le même piédestal, mercredi soir dernier, lors d'un débat dans Jacques-Cartier. Photo: Jacques Pharand
Des questions et des réponses
Débat des candidats dans Jacques-Cartier
Mercredi soir dernier, les candidats de la circonscription de Jacques-Cartier ont rencontré les électeurs et répondu aux questions. Santé, transport, environnement, défusions municipales, question nationale, les sujets abordés ont été nombreux. Ici, la langue de bois n'est pas admise, les citoyens sont venus nombreux, et ils exigent un message clair.
Plus d'une centaine de résidants se sont déplacés pour l'événement. Le débat, organisé par l'Association des citoyens de Beaconsfield, s'est prolongé jusqu'à onze heures moins quart. «Je suis venu ici entendre les réponses des candidats, parce que, vraiment, mon vote n'est pas acquis», a affirmé de façon énergique Robert Harding, citoyen de Pointe-Claire.

Le libéral et ministre délégué aux Affaires autochtones, Geoffrey Kelley, représente les gens de Jacques-Cartier depuis bientôt 13 ans. Aux dernières élections, il a littéralement écrasé la concurrence, en remportant 86,79 % des voix. Le contexte cette année est différent: plusieurs citoyens sont mécontents de la façon dont les défusions ont eu lieu. Et certains l'ont fait savoir de façon assez vocale, mercredi. Sans jamais se départir de son calme, Kelley a promis que le gouvernement libéral trouverait une «solution» aux problèmes posés par le conseil d'agglomération. L'adéquiste Walter Rulli en a profité pour réitérer l'offre de son parti, c'est-à-dire de remettre en place les MRC. Il n'a pas oublié de mentionner que quatre maires de l'ouest appuient publiquement son parti lors de son discours de fin de soirée. Dans la circonscription, Maria Tutino à Baie d'Urfé et Bill Tierney à Sainte-Anne-de-Bellevue l'appuient.
Piqué des verts
Mais celui qui s'est posé en véritable challenger du libéral est le candidat vert Ryan Young. Sa très bonne connaissance des dossiers régionaux, ainsi que du programme de son parti, l'a aidé plus d'une fois. Ce professeur au cégep John-Abbott et cinéaste a pris la parole deux fois plus souvent que son homologue de l'ADQ. «Un vote vert est également un vote de protestation, sauf que nous englobons l'environnement dans notre programme, contrairement à l'ADQ», a-t-il même suggéré vers la fin de la soirée. La salle l'a plus d'une fois applaudi. Au micro, une dame l'a même qualifié de «jeune homme très intelligent», mais avoué du même souffle qu'elle voterait probablement pour monsieur Kelley.
Et les partis souverainistes? Du côté du Parti québécois, la candidate s'est faite plutôt discrète, et a parlé un très petit nombre de fois. D'entrée de jeu, madame Caporicci a voulu parler des problèmes de la circonscription plutôt que des enjeux nationaux, comme le manque de personnel médical à l'hôpital Général Lakeshore. Il faut dire qu'elle s'adressait à un auditoire largement fédéraliste. Jill Hanley, de Québec solidaire, a gagné des points lorsqu'un citoyen a posé une question sur l'avenir de l'énergie éolienne au Québec, et qu'elle s'est prononcée clairement pour la nationalisation du parc éolien, comme le prévoit le programme de son parti.

Il faut mentionner aussi la présence d'Andy Srougi comme candidat indépendant. Il a d'ailleurs invité la population à voter pour l'ADQ. Pour ceux qui ne connaissent pas le colorié personnage, Andy Srougi, de Fathers 4-Justice, s'est rendu célèbre en septembre 2005 pour avoir escaladé le pont Jacques-Cartier avec une banderole portant la phrase «Papa t'aime». L'homme a l'habitude de poursuivre juges, féministes, avocats et ministres. En février dernier, la Cour supérieure a déclaré monsieur Srougy plaideur quérulent. Avant d'engager une poursuite, il doit maintenant avoir l'aval du syndic du barreau ou d'un ordre professionnel, ou des juges en chef de la Cour du Québec ou de la Cour supérieure.

Mercredi, cet excellent orateur n'a pas apporté de nouvelles idées, mais s'est fait le catalyseur de la frustration envers les libéraux, «qui ne doivent pas retourner au pouvoir». La foule a donné son approbation plus d'une fois, surtout lorsqu'il a été question de «l'argent gaspillé provenant de vos poches».



Photo: Jacques Pharand

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